LE CALVAIRE

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Il a été érigé en 1891 à la mémoire d’une mission prêchée par les révérends pères Rédemptoristes.

Cette congrégation fut fondée en 1732 par Saint Alphonse Marie de Liguori (1696-1787). Cet évêque a été canonisé en 1839 et reconnu Docteur de l’Eglise en 1871. Les révérends pères Rédemptoristes sont encore de nos jours des missionnaires prédicateurs. Leur nombre a varié au fil des années de 44 membres en 1750 à 5737 en 1995.

Plusieurs missions ont amené des prêches sur Lompret.

Tout comme l’église, le calvaire a été construit sur un terrain appartenant à la famille d’HESPEL. D’ailleurs, son style architectural est à rapprocher du monument funéraire de cette famille situé dans le cimetière  de Lompret : croix de béton en faux bois (très à la mode dans la seconde moitié du XIXème), socle en fonte, décor rocheux…, les similitudes sont flagrantes. Au dessus, une représentation du Christ en croix était jadis entourée de deux statues à l’effigie de la Sainte Vierge et de Saint Jean l’apôtre, témoins de la passion de Jésus.

A l’origine ce calvaire était entièrement situé dans un écrin de verdure. on trouve sa description dans un écrit de Patrick Ansart:

“Sur un socle de pierres est adossé une pierre qui servait d’autel. En dessous, une cavité évoque peut-être le sépulcre. Au-dessus se dresse une croix écotée qui supporte le Christ. De part et d’autre sur des socles séparés se trouvaient la Vierge et Saint Jean. Une plaque donne les circonstances de son érection. Cette oeuvre est à rapprocher d’une tombe au cimetière surmontée d’un monument en fonte représentant la Vierge recevant le corps de son fils auprès d’une croix écotée garnie d’un voile”

Lors de la construction de la résidence des Templiers cette parcelle a été sujet de nombreuses convoitises. Pour son propriétaire Monsieur Guy de Franqueville d’Abancourt il fallait impérativement conserver ce calvaire, malgré les réparations importantes relevées. Son épouse, Armelle Le Blond de Plouy, possédait, un nombre important d’hectares de terres sur Lompret, reçues en dot, qu’elle céda à la Communauté Urbaine en 1986 pour permettre la réalisation du lotissement des Templiers. Ils gardèrent en propriété par contre les 2 ares 29 sur lesquels le calvaire était édifié. La commune a repris cette parcelle et le calvaire dans le cadre de la préservation du patrimoine satisfaisant ainsi pleinement le désir de son propriétaire qui voulait conserver la destination première de ce lieu de mémoire.

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